E-commerce : l’impact de plus en plus conséquent de l’IA générative
L’achat en ligne a longtemps reposé sur une logique simple : un client sélectionne un produit, le met dans son panier et finalise sa commande. Avec l’essor de l’intelligence artificielle générative, cette approche évolue.
Désormais, des agents conversationnels peuvent interagir avec les consommateurs, comprendre leurs besoins et leur proposer des produits de manière proactive. Cette avancée marque une étape importante pour l’e-commerce, qui s’oriente vers une véritable expérience de vente assistée.
Du Minitel aux plateformes e-commerce modernes
Bien avant l’avènement d’Amazon et des grandes marketplaces, le commerce en ligne existait déjà. Dans les années 80, le Minitel permettait aux Français de passer des commandes auprès de services comme La Redoute ou la SNCF. Toutefois, il s’agissait avant tout de commandes en ligne plutôt que de ventes en ligne, dans la mesure où aucun vendeur n’intervenait pour conseiller ou orienter l’acheteur.
Avec le temps, les plateformes e-commerce ont évolué. Les fiches produits sont devenues plus détaillées, la navigation plus fluide et des outils comme les comparateurs de prix ont vu le jour. Cependant, la logique restait la même : c’est l’utilisateur qui recherchait un produit et prenait la décision d’achat.
Les influenceurs ont ensuite introduit une nouvelle manière de vendre. À travers des vidéos et des diffusions en direct, ils ont pris un rôle actif dans la promotion des produits. Cette pratique, très populaire en Chine avec le live commerce, a connu un essor plus modéré en Occident. Elle montre cependant que le commerce en ligne ne se limite plus à un simple catalogue numérique et recouvre des aspects bien plus larges que ça comme l’explique le groupe Enfin Libre : la communauté, la niche, la présentation, les tendances, etc…

L’IA générative au service des vendeurs virtuels
Les progrès réalisés par l’IA générative ouvrent la voie à une nouvelle approche du commerce en ligne. Contrairement aux chatbots traditionnels qui se contentent de répondre à des questions préenregistrées, les modèles actuels peuvent analyser les besoins d’un client, reformuler ses attentes et proposer des produits adaptés.
Plusieurs entreprises expérimentent déjà ces technologies. Amazon, par exemple, a intégré un assistant conversationnel nommé Rufus dans son application mobile. Son rôle : guider les utilisateurs en fonction de leurs requêtes et leur recommander des articles pertinents. Google, de son côté, mise sur l’IA avec une nouvelle version de Google Shopping, qui intègre un assistant numérique pour aider les consommateurs dans leur sélection de produits.
Les marques testent également des usages plus avancés. IKEA, par exemple, a développé un outil basé sur l’IA capable de générer des images de cuisines personnalisées selon les préférences des clients. De son côté, Mastercard a lancé un assistant pour orienter les utilisateurs dans leur choix de cadeaux.
Des avatars et des agents de vente automatisés
L’automatisation ne se limite pas aux assistants conversationnels. En Chine, des influenceurs utilisent déjà leurs avatars numériques pour animer des sessions de live commerce en continu. Ces clones virtuels permettent de vendre sans interruption, s’adressant aux consommateurs à toute heure du jour et de la nuit.
En France, des entreprises explorent également ces possibilités. La startup Arcards propose un catalogue de VRP numériques, capables de vanter les mérites d’un produit à travers des vidéos générées automatiquement. Ce type de technologie s’intègre directement aux stratégies de communication des marques, notamment sur les réseaux sociaux.
Au-delà de ces innovations, les modèles d’IA générative ouvrent des perspectives encore plus poussées. Certains spécialistes travaillent sur des agents conversationnels spécialisés en techniques de vente. Contrairement aux chatbots classiques, ces outils seraient capables de négocier, d’argumenter et de convaincre un client, comme le ferait un vendeur en boutique.